Accord compétitivité PSA : La direction recule devant les premiers débrayages... mais elle ne désarme pas

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Communiqué de presse de la CGT PSA
11/09/2013

Les salariés PSA en action

Des actions partout
Mardi 10, dans toutes les usines du groupe vous avez été des milliers à participer aux débrayages et manifestations, contre la réforme des retraites, mais aussi, pour réagir sans tarder à l’attaque portée par PSA contre votre paie et vos droits.
 
900 grévistes à Mulhouse
Mercredi 11, 900 salariés ont cessé le travail, le matin ou l’après-midi à l’appel de CGT, CFDT, CFTC. Le montage et d’autres secteurs étaient à l’arrêt. 
 
Directeur de Sochaux hué
Le même jour à Sochaux, la direction organisait un grand show  pour le lancement de la nouvelle 308 et la présentation du « nou-veau contrat social ». Le directeur sifflé et hué par des milliers de salarié a préféré mettre fin de façon anticipée à la cérémonie !
 
Bravo à tous ceux qui ont commencé à se faire entendre
Face à ce mécontentement, la direction, en réunion de négociation, n’a pas pu tenir l’ordre du jour prévu sur la flexibilité des horaires. Elle a du interrompre la séance et revoir sa copie. 
 

Les acquis des premiers débrayages

- La direction renonce à la suppression de la prime de rentrée (187,20 €).
- Elle renonce à la baisse de 18 à 15 % de la majoration de nuit.
- Elle revient sur la suppression pure et simple de la PEG pour les salariés ayant plus de 20 ans d’ancienneté.
Ces reculs sont à mettre à l’actif de tous les salariés qui ont manifesté leur mécontentement auprès de leur hiérarchie, auprès des représentants syndicaux et en  participant aux différentes actions.
 

Mais la direction PSA ne désarme pas

- Elle maintient un gel de salaire pour les prochaines années, qui se traduirait par la baisse du pouvoir d’achat des salariés, accentué par les hausses de CSG et de cotisations-retraites.
- Si elle annonce l’intégration dans le salaire de base pour ceux  qui la touche aujourd’hui, elle maintient sa volonté de ne plus verser la prime PEG  pour tous ceux qui y auraient droit (ou changeraient de tranche) dans les prochaines années. L’intégration est donc principalement une mesure anti-jeunes.
- La direction veut toujours supprimer la majoration de 45 % pour le travail du samedi. Avec le système de modulation envisagé, les salariés se retrouveraient à faire des samedis obligatoires et non payés, à gogo, avec rien sur la paie à la fin du mois !
- Par ailleurs, la direction n’a toujours pas pris en considération l’avis unanime des salariés contre les mobilités forcées. 
- Elle repousse au 25 septembre (ou 11 octobre) l’annonce des mauvais coups qu’elle veut porter sur la flexibilité des horaires (overtime) et les RTT, en espérant que d’ici là, les salariés seront démobilisés. 
 

Amplifions la mobilisation

Par leur débrayage massif, les salariés de Mulhouse ont montré la voie.
La CGT appelle l’ensemble du personnel du groupe à maintenir et amplifier la mobilisation.
A discuter dans chaque atelier, chaque service, dans l’unité la plus large d’une action concertée de débrayage dans tous les sites PSA, avant la fin du mois.