En réponse à la conférence de Presse de PSA du 9 juin à 14 H et à la déclaration du Ministre M. Besson

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Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
10/06/2011

La direction de PSA continue ses contre-vérités, la seule chose qu’elle reconnait c’est la véracité de document. Mais elle prétend qu’il n’est qu’un document de travail, et qu’il serait vieux, plus d’un an.
Première erreur, il est daté du 23 aout donc neuf mois, ce qui est récent pour un document discutant de la fermeture de trois usines de PSA (Aulnay, Sevelnord et Madrid)
Il ne serait qu’un document de travail ! Or, depuis, les actions prévues se sont déroulées conformément à ces écrits : notamment l’arrêt de l’équipe de nuit, la montée en cadence de la C3 à Poissy.  Mais surtout cette note acte de décisions prises, notamment lors d’un précédent comité directeur général de janvier 2010.
M. Varin prétend que ce document examine tous les scénarios possibles : le problème c’est qu’un seul scénario est envisagé : la fermeture d’Aulnay, le seul élément discuté c’est le rythme de la fermeture : 2013 ou 2014.
Lors de sa conférence, M. Varin dit que la fermeture d’Aulnay a été discutée lors de la crise économique. Faux ! En 2010 les ventes de PSA étaient au plus fort. Le recors historique des ventes de PSA a été battu avec 3,6 millions voitures. M. Varin l’avoue lui-même quelques minutes après en déclarant qu’au plus fort de la crise fin 2008 et 2009 Aulnay n’a pas chômé. Ce qui est exact. Alors pourquoi décider de la fermeture d’Aulnay ?
Tout cela pour nous dire que la fermeture d’Aulnay n’est pas d’actualité ! Qui peut le croire ? Là encore, il se trahit juste après en déclarant que la charge de travail à Aulnay est garantie de 12 à 18 mois (Déclaration faite aux syndicats réunis à 16 h30 Av de la grande Armée le 9 juin). Ce qui confirme le document qui parle de fermeture en 2013 ou 2014. Lorsqu’on lui demande si, après la C3, Aulnay continuera à fabriquer des véhicules, il ne veut pas s’engager !
En clair cela veut dire que la direction refuse de discuter et préfère continuer à justifier l’injustifiable.
Dans ces conditions, on se demande comment le Ministre, M. Besson, a pu être convaincu et rassuré ? Personne ne sait d’ailleurs ce que M. Varin et M. Besson se sont dits pendant 40 minutes d’entretien. C’est toujours l’opacité qui prévaut.
Pour la Cgt, la politique d’un grand groupe comme PSA doit être discutée au grand jour. Les salariés doivent pourvoir contrôler les décisions prises qui les concernent. Les productions doivent être réparties entre les différentes usines de production afin d’assurer des emplois à tous.