L'État a les moyens d'intervenir pour empêcher tous les licenciements dans le groupe PSA et la fermeture de l'usine d'Aulnay

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Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
15/07/2012

         Lors de son intervention télévisée de ce 14 juillet, le Président de la République, François Hollande, a reconnu que les dirigeants de PSA avaient menti. Il reconnaît donc que Peugeot avait décidé de fermer l'usine d'Aulnay depuis des années (février 2010) et que cette décision n'a rien à voir avec la prétendue baisse des ventes de PSA pour le premier semestre 2012.

         Il n'y a donc aucune raison de donner encore des nouvelles aides publiques aux patrons de l'automobile. Il est même choquant que des entreprises comme PSA et Renault qui s'apprêtent à licencier puissent être encore aidés.

Les seuls qui ont besoin d'être aidés sont les salariés.

L'Etat a les moyens d'intervenir :

· En interdisant les licenciements. L'Etat en est capable comme il l'a montré depuis le début de l'année en interdisant purement et simplement à PSA de vendre plus de 200 000 véhicules en Iran.

         Pour des raisons politiques, l'Etat a su imposer à PSA de se retirer de son premier marché à l'international qu'est l'Iran. Il doit avoir la volonté politique de lui imposer l'interdiction de licencier et de fermer les usines. Ce serait une véritable mesure de salut public.

· En imposant à PSA de respecter les accords signés comme celui sur le chomage partiel (APLD) où l'employeur s'est engagé à maintenir les emplois en contrepartie du bénéfice de subventions publiques.

Aulnay, le 14 juillet 2012

Jean-Pierre Mercier

DS CGT PSA Aulnay

DS Central adjoint CGT du groupe PSA