Négociations accord compétitivité : Des contreparties virtuelles pour un marché de dupes ?

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Communiqué de presse de la CGT PSA
24/09/2013
Demain mercredi 25 septembre aura lieu la 12ème réunion de négociation du « nouveau contrat antisocial » (accord compétitivité).
Lors de cette réunion, la direction compte annoncer les fameuses « contreparties » en termes de garanties de volume d’activité 2016.
La CGT redoute que cela soit un marché de dupe :
 
1) Les prévisions en termes de volume d’activité pour les trois à venir ont déjà été annoncées officiellement lors des réunions du Comité de Groupe Européen du 24 octobre 2012 et du CCE du 25 octobre 2012, à savoir :
 

Vigo

Berlingo – Partner / 301 C-Elysée / C4-Picasso

540 000 voitures

Sochaux

308  /  new 3008 – new 5008 – DS5

450 000 voitures

Poissy

208  /  C3 – DS3

300 000 voitures

Trnava

208 /  C3-Picasso

300 000 voitures

Mulhouse

2008  /  C4 – DS4

190 000 voitures

 + Nouveau modèle en 2017/2018, au total

300 000 voitures

Rennes

Nouveau modèle en 2016/2017

170 000 voitures

Tous les sites sont indispensables pour réaliser la production prévue en 2016 !

De même, le directeur des programmes a indiqué que toutes les usines de moteurs étaient indispensables pour la production des nouveaux moteurs DV et EB. Pour la CGT, les incertitudes demeurent à plus long terme pour Borny (boites de vitesse), Sept Fons (moteurs fonte ?) St Ouen (départ d’outils de presse et baisse de l’activité Ferrage) et certains services de R&D (répartition des études entre PSA et GM ?)
En remettant cette question à l’ordre du jour, la direction veut faire croire que c’est la baisse de nos paies et de nos droits qui garantit l’activité des sites. C’est juste de l’intox pour faire avaler la dragée au poivre !
 
2) Concernant l’emploi, la direction a été très claire : 
D’une part, la direction refuse de s’engager sur une garantie d’un maintien de l’emploi. Le projet d’accord de compétitivité n’exclut pas et prévoit même l’éventualité d’un nouveau PSE ou d’autres plans de départs volontaire.
D’autre part, en termes d’embauches, la direction s’est engagée à ne pas embaucher en CDI mais des salariés précaires en contrat en alternance.
 
La CGT rappelle que ce « nouveau contrat antisocial » que la direction voudrait imposer à l’ensemble du groupe rencontre une très forte contestation sur tous les sites. De nombreux débrayages et grèves, (2500 salariés en grève le 18 septembre) ont déjà bousculé la direction en obtenant des reculs non négligeables.
Ce mardi 24 septembre, près de 300 techniciens et ingénieurs du site de R&D de La Garenne ont tenu à exprimer eux aussi en débrayant leur refus des paies amputées, des mobilités forcées et le recul de leurs droits.
 
Paris, le 24 septembre 2013