Motion de soutien de l'Union Locale Solidaires des 5e-13e arrondissements de Paris et d’Ivry

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05/03/2013
Camarades,
 
Notre Union Locale Solidaires des 5éme et 13éme arrondissements de Paris et d’Ivry-sur-Seine tient à exprimer tout son soutien aux salarié-e-s de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois qui sont en grève depuis maintenant 6 semaines pour défendre leurs emplois.
 
Alors que la famille Peugeot est l’une des plus riches de ce pays et que le groupe PSA, malgré ses artifices comptables pour faire croire le contraire, engrange chaque année des résultats positifs, la décision des dirigeants de PSA de fermer l’usine d’Aulnay-sous-Bois et de supprimer 8 000 emplois, est à l’image du système capitaliste, pour qui le but est de faire toujours plus de profits, sur le dos des salarié-e-s. Pour accumuler encore plus d’argent, ces actionnaires et ces dirigeants déjà surpayés sont prêts à mettre des travailleurs/ses au chômage, à plonger des zones géographiques dans la crise économique et à détruire la vie de milliers de gens.
 
Mais votre grève montre que les plans des patrons ne sont pas une fatalité qui devrait s’imposer sans résistance. Par votre mobilisation et votre détermination à empêcher la fermeture de votre usine, vous bloquez les projets des dirigeants de PSA. Mais vous montrez aussi qu’il est possible de résister à de nombreux/ses travailleurs/ses d’autres entreprises qui sont eux et elles aussi confronté-e-s aux plans sociaux et aux licenciements.
 
C’est pour cela que notre Union Locale soutien votre lutte à travers une participation aux actions de solidarité qui sont organisées et un soutien financier par des collectes sur nos lieux de travail et dans nos quartiers.
 
Mais plus largement, c’est bien la convergence des mobilisations contre les plans sociaux et les licenciements, pour faire reculer le patronat et sauver les emplois, qui s’impose. C’est seulement en unifiant nos luttes que nous pourrons faire face à des patrons qui ne connaissent que le rapport de force.
 
Une telle lutte collective doit permettre de rejeter les fermetures d’entreprises, y compris en portant la revendication de la réquisition collective, sans indemnité, des usines menacées et leur gestion par les travailleurs/ses qui s’y trouvent et qui sont les seul-e-s à produire les richesses qui font vivre ces entreprises.
 
Nous sommes avec vous dans ce combat et nous ferons tout notre possible pour qu’il soit victorieux.
 
Les patrons licencient, licencions les patrons !