Motion de soutien du syndicat Cgt de Continental Automotive

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28/01/2013

 

Le syndicat Cgt de Continental Automotive  (Toulouse-Foix-Boussens)
 
Aux travailleurs de l’usine de PSA-Aulnay
 
Chers camarades,
 
Le syndicat Cgt de Continental en Midi-Pyrénées adresse son soutien le plus chaleureux aux grévistes de PSA !
C'est tout le patronat de l'automobile qui est passé partout à l'attaque. Aujourd'hui ce sont les travailleurs de PSA et de Renault qui sont en première ligne, mais nous sommes tous concernés.
Le groupe Continental n'est pas français, sa direction est en Allemagne, mais ils nous ont fait subir depuis 2009 une série d'attaques qui ont abouti à des fermetures d'usines en Allemagne et en France, à Clairoix et Asnières, à des plans de compétitivité qu'ils ont réussi à imposer dans certaines usines, comme Sarreguemines, et ils ont aussi parfois échoué comme ce fut le cas à Toulouse-Foix-Boussens !
Les arguments utilisés chez nous étaient les mêmes qui sont dans la bouche des dirigeants de PSA et de Renault aujourd'hui : si nous n'acceptions pas leur chantage, ils fermeraient une usine ! Les syndicats majoritaires, ici (Cgt-Cfdt) ne sont pas tombés dans le panneau des faux arguments économiques sur la compétitivité et se sont opposés au plan.
En même temps qu'ici (Toulouse-Foix-Boussens), Continental essayait d'imposer ses plans à des usines en Allemagne et en Espagne, nous avons réussi à contacter des militants dans ces usines et à nous adresser aux travailleurs confrontés aux mêmes chantages. Ces liens ont abouti à ce que d'autres travailleurs en Allemagne refusent ces plans en même temps que nous, ce qui est devenu un point d'appui pour nous.
Des camarades de General Motors aussi sont venus à Toulouse nous apporter leur soutien. GM, Fiat, Continental, PSA, Renault, oui, c'est tout le patronat de l'automobile qui veut imposer des reculs aux travailleurs pour augmenter ses profits. Et pourtant ils engrangent tous des profits énormes, le groupe Continental vient d'annoncer 3.5 milliards d'euros de bénéfices pour l'année 2012, et il parlait de nous imposer 8 % de réduction du « coût du travail » ! Mais ce n'est pas le travail qui est un coût, c'est les actionnaires !
Vous, travailleurs de PSA Aulnay, avez décidé de refuser de faire les frais de cette volonté patronale ; vous refusez de vous laisser mettre à la porte pour que survivent, voire augmentent les profits du groupe PSA ; vous avez choisi le seul langage que comprennent les patrons, celui de la lutte, celui de la grève ; vous avez raison et nous vous adressons nos encouragements !
Il faudra bien que les luttes de tous les travailleurs concernés par de tels plans de licenciements ou de régression sociale convergent pour faire reculer l’arrogance des patrons, et leur interdire de jeter à la rue des milliers de salariés.
Solidarité des travailleurs, en France, en Europe, et dans le monde ! Vive les grévistes de PSA, non aux plans de Renault !