Lettre d'information n°5 : la grève continue à Aulnay et l'usine est réoccupée

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Lundi 28 janvier au matin, la direction de PSA Aulnay avait mis les grands moyens pour empêcher la grève. En toute illégalité, elle avait fait venir deux entreprises de gardiennage privées regroupant près d'une centaine de vigiles à l'intérieur de l'usine et regroupé deux cents cadres d'autres sites pour intimider les travailleurs qui voulaient se remettre en grève. Mais la détermination des grévistes a été la plus forte. Ils ont convaincu nombre de leurs camarades de les rejoindre dans la lutte contre la fermeture de l'usine programmée en 2014. 
 
Résultat les chaines n'ont pas tourné ce lundi et la direction a dû subir cette défaite. La direction avait aussi fait venir des intérimaires – ce qui est parfaitement illégal aussi. Quant aux intérimaires déjà présents avant le début de la grève, à une trentaine, ils ont carrément décidé de se battre contre la direction de PSA qui refuse de les payer durant la semaine de chômage partiel.
 
C'est donc plus de 400 travailleurs qui ont revoté la grève lundi matin. Toute la journée, ils ont tourné dans l'usine évitant les provocations de la direction, des cadres défilant en groupes d'interventions, ils se sont organisés et ont tenu des AG dans les deux équipes.
 
Ce mardi 29 janvier, les grévistes ont décidé de se rassembler devant le siège parisien de PSA pour soutenir les ex-salariés de PSA Melun, aujourd'hui au chômage qui manifestent et qui attaquent au Tribunal la direction pour faire valoir leurs droits.
 
Ensuite ils participeront à la manifestation de mardi 29 à Paris organisée par les salariés de Virgin, de Goodyear, Sanofi etc. En effet, leur lutte rejoint complétement celle de tous les salariés qui se battent contre les licenciements ou les menaces de fermeture d'usines. Et c'est par un mouvement collectif et puissant que nous pourrons faire reculer le patronat qui nous a déclaré la guerre.
 
À PSA, la direction a décidé de lancer des procédures de licenciements avec mise à pieds conservatoire à effet immédiat contre 4 militants CGT très engagés dans la grève. Ceux-ci sont déjà convoqués à la Sureté Territoriale. Mais avant même que l'enquête ne débute, la direction veut les licencier. Il faut qu'elle ait particulièrement peur pour être aussi pressée de se débarrasser de ces militants. En s'attaquant à des militants de la grève, la direction s'attaque non seulement aux grévistes mais à tous les salariés de l'usine. Mais les travailleurs ne sont pas prêts à se laisser faire et à laisser 4 d'entre eux subir la répression patronale. 
 
Les casseurs et les voyous, ce ne sont pas les travailleurs qui défendent leur emploi, mais les patrons qui saccagent nos vies pour augmenter leurs profits.