Didier Porte refuse 340 000 € pour une pub Peugeot

Version imprimableVersion PDF

Didier Porte annonce avoir refusé un juteux contrat publicitaire de 340 000 € proposé par Peugeot

Didier Porte annonce avoir refusé un juteux contrat publicitaire de 340 000 € proposé par Peugeot | AFP / Kenzo Tribouillard

Quand Didier Porte balance, ça ne passe pas inaperçu. Surtout quand il s'agit de 340 000 € que l'humoriste, chroniqueur à RTL et Médiapart, affirme avoir refusé pour une publicité Peugeot. Il s'en explique dans une tribune parue dans le journal Le Monde de ce jeudi 10 janvier. 
 
Celui qui s'était fait licencier de France Inter en 2010 (il a gagné son procès face à la radio pour licenciement abusif en avril 2012) s'insurge de la très juteuse proposition offerte par la marque au lion pour devenir la voix de sa prochaine campagne radio. «C'est la première fois que je reçois une telle offre de service, mais je sais déjà quelle sera ma réponse. Pas question pour moi, par principe, de collaborer à cette odieuse entreprise de décervelage collectif (pour faire court) que constitue la publicité. Pour qui me prend-on, sapristi ? ! Par la moustache de la mère Denis, je ne suis pas l'ami Ricoré !», écrit-il.

«Peugeot licencie et ils sont prêts à lâcher 400 000 boulards pour un spot radio»

340 000 €, c'est le cachet qu'on lui propose. Et encore. «On comprend que c'est une base de départ et qu'il n'est pas interdit de négocier. A la louche, je dirais que les 400 000 boules ne paraissent pas hors d'atteinte. 400 000 euros pour une vingtaine d'heures de travail effectif dans une année, 20 000 euros de l'heure», calcule-t-il.

Pour lui, pas question de se «rendre complice d'une opération aussi douteuse que celle consistant à pousser [mes] contemporains à la consommation, en échange de l'opportunité d'accroître la mienne.» Avant de se fendre d'une diatribe fustigeant l'entreprise tricolore en relatant la conversation qu'il a eu avec sa compagne à propos de cette offrande. «Tu te rends compte ! Peugeot licencie à tour de bras, ils vont supprimer 6 000 emplois et fermer l'usine d'Aulnay-sous-Bois rien que cette année et ils sont prêts à lâcher 400 000 boulards à un gauchiste pour une poignée de spots radio à la con ! Ah, elle est bien gérée, la boîte !»

«Redistribuer le pognon»

Enfin, il explique avoir tout de même réfléchi, tergiversé pour peut-être «redistribuer le pognon» avant de décliner. Puis décider de raconter parce qu'il «adore» se «faire mousser». Et de conclure que «de toute façon, je n'avais pas le choix. Si j'avais accepté cette proposition (et décroché le contrat), mon public (hum !) m'aurait immédiatement lâché en rase campagne (de pub) et il aurait eu bien raison».

 

LeParisien.fr

 

 

 

Source: 
Date de publication: 
10/01/2013