Grogne des PSA à l’usine et au congrès des maires.

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Grogne des PSA à l’usine et

au congrès des maires.

GWENAEL BOURDON | Publié le 23.11.2012, 07h00

AULNAY-SOUS-BOIS.

 

Comme en juillet dernier, des salariés et des délégués syndicaux ont manifesté hier pour défendre leurs emplois

.Est-ce parce qu’une nouvelle séance de négociations s’ouvre aujourd’hui entre syndicats et direction du groupe PSA? Hier en tout cas, une partie des salariés de l’usine d’Aulnay-sous- Bois a de nouveau donné de la voix, à Paris ou à l’intérieur même des ateliers.

En début d’après-midi, une centaine de manifestants faisaient ainsi irruption au congrès de l’Association des maires de France, au parc des Expositions de la porte de Versailles, à Paris, alors que la ministre de la Réforme de l’Etat et de la Décentralisation, Marylise Lebranchu,

s’apprêtait à prendre la parole devant les élus. Le petit cortège a réussi à atteindre la scène,

scandant le mot d’ordre « Ouvriers licenciés, communes étranglées ». Il a ensuite réussi à déployer sa banderole « Non à la fermeture d’Aulnay » sur la scène.

Les délégués CGT Jean-Pierre Mercier et Philippe Julien ont pris la parole, dénonçant les «

promesses non tenues » de François Hollande sur l’organisation de négociations tripartites.

Ils ont également réclamé un rendez-vous au ministère du Travail, qu’ils auraient obtenu grâce à

l’entremise de la ministre.

Un peu plus tôt, l’équipe de l’après-midi à l’usine d’Aulnay a assisté à un début de débrayage. Vers 14h30, 60 à 80 salariés ont cessé le travail, parcourant les ateliers pour tenter de rallier

leurs collègues. Parmi eux, des délégués CFDT et SUD. La veille, un tract circulait dans l’usine, sans sigle syndical et signé par des « salariés de PSA Aulnay » : « Nous nous sentons

oubliés par nos syndicats qui n’arrivent pas à se mettre d’accord. Certes, la fermeture du site est inéluctable mais nous ne vendrons pas notre CDI pour une bouchée de pain. » Le

mouvement a cessé vers 16h30. « Mais on recommencera peut-être la semaine prochaine », confie un salarié.

 

La séance de négociations de ce vendredi, au pôle tertiaire de Poissy (Yvelines), va examiner

le sort des salariés dits « fragiles » dans le cadre du plan de 8000 suppressions de postes que

la direction du groupe automobile veut mettre en oeuvre au plan national.

 

Le Parisien

 

 

 

Source: 
Date de publication: 
23/11/2012