PSA Aulnay : les ouvriers ont repris malgré la fermeture annoncée.

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Ils ont retrouvé leur usine, appelée à disparaître. Les ouvriers de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont repris le travail tôt mardi matin dans un climat pesant, après un mois de vacances et une semaine de chômage partiel, alors que le site doit fermer en 2014.

«Il y a eu une prise de parole à 9 heures» mais «peu de salariés y ont participé», a précisé une porte-parole de la direction.

Une reprise du travail sans perspective Selon Jean-Pierre Mercier, responsable CGT sur le site, une centaine d'ouvriers se sont réunis durant une demi-heure. «On a décidé à l'unanimité d'organiser une grande assemblée générale le 11 septembre, et d'organiser une manifestation rapidement».

Les bus spéciaux et les voitures particulières avaient commencé à affluer vers 6 heures de toute l'Ile-de-France sur l'immense parking de l'usine, qui emploie 3 300 salariés. Avant de passer les portiques et de «badger», beaucoup ne cachaient pas leur inquiétude. «Tant qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé, il faut rester combatifs et prêts à se mobiliser de manière forte, même si on est abattus», assurait Eric Basquin, 47 ans, ouvrier en carrosserie et à Aulnay depuis 13 ans.

«Il faut qu'on aille jusqu'au bout, qu'on soit le plus déterminé, le plus rapidement possible»

«Les salariés vont décider du type d'action qu'ils souhaitent mener, une grève ou encore des opérations coups de poing», expliquait Jean-Pierre Mercier, délégué CGT d'Aulnay. «Il faut qu'on aille jusqu'au bout, qu'on soit le plus déterminé, le plus rapidement possible, il n'y a pas d'autre choix», a-t-il lancé, devant la presse.

Le 26 juillet, les quelque 3 000 salariés et 400 intérimaires étaient partis en congés, le coeur lourd, espérant oublier l'usine pendant quelques semaines. Deux semaines plus tôt, la direction du groupe avait annoncé la fin de la production prévue en 2014 sur ce site historique de Peugeot-Citroën ouvert en 1973, qui est l'un des plus gros employeurs de la Seine-Saint-Denis. Quelque 8 000 suppressions d'emplois sont prévues dans le groupe.

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Date de publication: 
06/09/2012