PSA Aulnay : nouvelle action coup de poing des salariés

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PSA Saint-Ouen

Près de 200 salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois ont pénétré, ce vendredi matin, dans l'enceinte de l'usine du groupe à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour protester contre la fermeture de leur usine. Les manifestants, partis vers 9h30 de l'usine d'Aulnay à bord de trois bus, ont réussi à s'infiltrer dans l'enceinte par un trou situé dans un mur extérieur de l'usine. 

«Toutes ces choses vont vous arriver dans la gueule, comme ça nous arrivé à nous. Nous c'est maintenant, vous ce sera après», a lancé Salah Keltoumi, responsable syndical CGT de l'usine d'Aulnay dont la fermeture est programmée en 2014. Le site de Saint-Ouen, qui comporte des ateliers de ferrage et d'emboutissage, emploie environ 700 personnes.

Au moins deux ans de salaire pour les salariés touchés par le plan

Dans le même temps, la direction de PSA Peugeot-Citroën annonçait des mesures d'accompagnement financier de son plan de restructuration sur les sites d'Aulnay-sous-Bois et de Rennes, correspondant à au moins deux ans de salaires pour les salariés touchés par le plan de restructuration.

En moyenne, les salariés pourront recevoir entre 60 000 euros pour un ouvrier ayant 20 ans d'ancienneté et 45 000 euros en moyenne pour un opérateur. Ces salariés bénéficieront, en outre, d'aides pour retrouver un emploi. «Le dispositif est assez complet et permet de répondre à toutes les situations concernant nos salariés, qui sont très diverses», a estimé Denis Martin, directeur industriel du constructeur. 

En outre, selon la direction de PSA, un «dispositif innovant sera mis en place pour les transitions vers la réindustrialisation à Aulnay et à Rennes pour préparer nos salariés à leur nouvel emploi et leur garantissant qu'ils n'auront pas de perte de salaire pendant cinq ans».

Denis Martin qui espère la signature à la mi-février d'un accord avec les organisations syndicales a également annoncé la prolongation jusqu'à la fin décembre 2013 de la période permettant les départs volontaires. Une demande que réclamait les syndicats.

Guillaume Zambaux

Source: 
Date de publication: 
18/01/2013