PSA: le cabinet externe Secafi inquiet pour les sites d’Aulnay et Rennes

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PSA: le cabinet externe Secafi inquiet pour les sites d’Aulnay et Rennes

Le cabinet d’experts Secafi a présenté mardi, lors d’un comité central d’entreprise (CCE) de PSA Peugeot Citroën, un rapport dans lequel il fait part d’inquiétudes pour l’avenir des sites d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Rennes, a-t-on appris auprès des syndicats.

clairement, il pointe deux sites menacés ou en sous-activité, Rennes et Aulnay», a indiqué à l’AFP Jean-Pierre Mercier (CGT).

Selon Franck Don (CFTC), le cabinet, mandaté par le CCE, évoque un avenir «très très sombre» pour ces deux sites et estime qu’"il n’y a aucune perspective pour Aulnay et Rennes».

L’avenir du site d’Aulnay-sous-Bois (3.100 salariés) est incertain après la fin de la production de la C3 à l’horizon 2014. Pour Rennes (environ 6.800 salariés), les interrogations portent sur le véhicule amené à remplacer la C5.

Ricardo Madeira (CFDT) admet que «les prévisions du cabinet sont moroses» et que «ce sont les modèles qui arrivent qui font la pérennité du site», mais il estime qu’il «ne faut pas non plus mettre la peur au ventre des salariés».

Dans un extrait du rapport consulté par l’AFP, le cabinet Secafi note que, «pour remédier à une insuffisance de volumes à terme, il faut de nouveaux véhicules».

Il indique qu’il y a «maintenant un quasi-consensus sur le fait que l’avenir d’Aulnay soit incertain» et ajoute que, «sans modèle après C3, une conclusion funeste est à craindre».

En ce qui concerne Rennes, Secafi s’inquiète d’une «chute des volumes prévisionnels» et des conséquences de l’alliance avec General Motors pour le site.

Le directeur du site de Rennes a indiqué récemment que le nouveau véhicule pourrait être finalement confié à GM, PSA-Rennes récupérant alors des véhicules GM.

Pour M. Mercier, «si la remplaçante de la C5 ne se fait pas en 2016 à Rennes et qu’Opel (filiale européenne de GM, ndlr) ne donne pas de véhicule, il y a un gros point d’interrogation».

Selon lui, «la direction ne dit rien, ne veut rien dire».

M. Don a toutefois noté une inflexion de la direction, qui jusqu’à présent se voulait rassurante face aux menaces sur des sites du groupe.

Selon lui, lorsqu’il a demandé que soit établi un calendrier de discussions, ce qui «serait le minimum» pour les salariés sur ces sites, la direction a dit «prendre note» de cette sollicitation, une «première».

publié le 29/05

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Date de publication: 
29/05/2012