Alliance GM et PSA faire encore plus de profit dans l'intérêt des actionnaires

Version imprimableVersion PDF
Tract de la CGT PSA Aulnay
06/03/2012

 

Alliance GM et PSA :

faire encore plus de profit

dans l'intérêt des actionnaires !

PSA et GM viennent d'annoncer une alliance.  GM va entrer dans le capital de PSA à hauteur de 7%. La famille Peugeot avec plus de 25 % des actions reste l'actionnaire principal sans qui, rien ne se fait où rien ne se décide.

 

Les objectifs de l'alliance sont clairs : « elle contribuera à la rentabilité des deux partenaires et améliorera fortement leur compétitivité en Europe »

 

Les actionnaires de la GM et de PSA comptent faire encore plus de profit, d'abord en faisant leurs achats en commun puis par la suite, en produisant ensemble des véhicules à partir de plateformes communes qui seront commercialisées à partir de 2016.

L'objectif attendu des actionnaires est de réaliser deux milliards de dollars d'économies par an d'ici 5 ans, à se partager entre eux.

 

Les conséquences sur l'emploi ?

Quand deux actionnaires se mettent d'accord entre eux, c'est toujours parce qu'ils y ont un intérêt commun. Pour les salariés et l'emploi, c'est une toute autre histoire.

D'abord, avant même que l'on parle d'alliance, la direction de PSA nous a déclaré la guerre en voulant supprimer 6 800 emplois en Europe rien que pour 2012.

A cela il faut ajouter, le plan de fermeture des usines d'Aulnay, SevelNord et Madrid.

La politique de GM est la même : licenciements et fermeture d’usines.

 

Varin confirme le document secret, révélé en juin dernier.

Interrogé vendredi dernier sur RTL, sur l'avenir de l'usine d'Aulnay, Philippe Varin, le PDG de PSA a répondu ceci : « Ah mais il est clair, il y a une question sur le remplacement de la C3. J'ai pris des engagements, c'est que nous produirons des C3 jusqu'en 2014 ».

Mais ils en veulent encore plus. Les PDG de la GM et de PSA annoncent dans la presse qu'ils estiment à 20 % les surcapacités de production en Europe. Dans leur langage, cela veut dire : suppression d'emplois, licenciements et fermetures d'usines.

Il ne peut y avoir qu'un ministre (Eric Besson, Ministre de l'Industrie), qui sait pertinemment que passées les élections Présidentielles, il ne sera plus ministre, pour affirmer qu'il n'y aura pas de menace sur l'emploi.

D'ailleurs, nous attendons toujours la réponse de Sarkozy concernant l’accord écrit entre le gouvernement, PSA et les syndicats.  Cette réponse, il faudra aller la chercher nous-mêmes.

 

Pour protéger nos emplois nous n'avons pas d'autre solution que de nous mobiliser, non seulement ici à Aulnay mais dans tout le groupe PSA et maintenant dans toutes les usines Opel (GM) en Europe.

 

Les actionnaires de PSA et de la GM ont fait une alliance.

Aux salariés de la GM et de PSA de faire eux aussi leur propre alliance par delà les frontières pour protéger les emplois menacés.

En pleine semaine de chômage,

 la direction annonce un samedi supplémentaire

par mois et par équipe pour avril et mai.

 

Tout d'abord cette semaine de chômage n'avait aucune justification réelle. Le seul argument de la direction était d'anticiper une possible baisse des ventes et de limiter les stocks de voitures au plus bas pour faire un peu plus d'économies et faire payer une partie de nos salaires par les caisses du chômage c'est-à-dire l’argent public.

 

Pourquoi nous faire travailler des samedis ?

C'est la stricte application du plan de fermeture de l'usine.

 

Dans le document secret révélé au mois de juin dernier, tout est expliqué. 

Poissy vient de démarrer la 208. Le flux C3/DS3 doit donc ralentir pour laisser de la place à la 208 qui est en pleine montée de cadence.

Cette situation est provisoire, le temps que la production de la 208 atteigne son régime de croisière. Il faut donc s'attendre pour un temps, peut être jusqu'aux vacances à voir la direction annoncer des samedis supplémentaires parce que Poissy ne peut plus fournir autant de C3 qu'avant.

Ensuite, en juin, Mulhouse démarrera la 208 et Poissy pourra récupérer les C3 d’Aulnay. C'est la préparation du passage en une équipe sur Aulnay.

 

Pour la production de C3, Aulnay devient provisoirement incontournable.

 

Nous rentrons dans une période qui nous est favorable :

  • La direction a plus que jamais besoin de nous pour produire la C3 (véhicule le plus vendu dans la gamme Citroën).
  • Nous sommes encore nombreux près de 3 300 salariés avec les intérimaires.
  • La campagne électorale pour les Présidentielles continue encore 50 jours.

 

Nous avons donc tout intérêt à profiter des avantages que nous procure la situation actuelle pour élargir notre mobilisation et passer à la vitesse supérieure.

Nous invitons tous les salariés à venir aux réunions organisées dans tous les secteurs pour discuter, réfléchir à la prochaine action à organiser pour défendre nos emplois.

 

 

Débrayages sur les salaires dans toutes les usines Renault !

 

         A Renault, les négociations salariales se sont finies sur 1,3 % ! Dès le lendemain, dans de nombreuses usines, les salariés se sont rassemblés et ont décidé de débrayer au moins deux heures chaque jour. Les jours suivants, pendant toute la semaine, de la plus petite à la plus grande, toutes les usines du groupe Renault ont été touché par des débrayages de 2 à 3h. Les actions doivent reprendre ce mardi.

 

         A PSA, avec les 33 € nets de la direction, nous sommes très loin du compte.

A Renault comme à PSA nous avons tous les mêmes problèmes et nos camarades de Renault ont 1 000 fois raison de se battre pour défendre leur salaire.