Ensemble pour l'emploi

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Tract de la CGT PSA Aulnay
21/06/2012

 

Le 28 juin 2012, avenue de la Grande Armée (Paris)

A l’occasion de la réunion du Comité de Groupe Européen

Salariés PSA, salariés sous-traitants

Ensemble pour l’emploi  

                                 Halte à la casse !

  • Commandé par la famille Peugeot et dévoilé  par la CGT il y a un an, le plan de M. Varin, PDG de PSA est une machine de guerre contre les salariés et l’emploi :
  • Il prévoit la fermeture de l’usine d’Aulnay, en 2014 et menace celle de Madrid.
  • Il réduit la production à SevelNord et soumet les salariés à un chantage scandaleux : « Le futur véhicule utilitaire K0 ne sera attribué à l’usine que si les salariés acceptent de renoncer à une partie des jours RTT, et se soumettent à une flexibilité aggravée avec un gel des salaires ».
  • A Sochaux, Belchamp, Velizy, La Garenne, le "plan de performance" s’est traduit par le renvoi de centaines de prestataires extérieurs (BEX).
  • Dans tous les sites PSA, le plan de départs GPEC, non remplacés, désorganise les services et alourdit les charges de travail.
  • L’alliance entre PSA et Général Motors aggrave cette situation :
  • Des programmes d’études sont stoppés.
  • Le projet de boite de vitesses DCT à Valenciennes est arrêté, sans doute enterré.
  • La fabrication du véhicule X8 (remplaçante de C5) à Rennes est gelée, sans doute transférée à GM.
  • Les deux groupes décident de se répartir les études et les productions, non pas dans une perspectives de développement de l’emploi, mais avec une logique de "chasse aux doublons", au détriment des salariés de PSA et d’OPEL.
  • Les politiques d’austérité menées dans toute l’Europe plombent le pouvoir d’achat des familles et les ventes de voitures.
  • Certains sites se retrouvent avec du chômage partiel à répétition. Des productions sont revues à la baisse, des équipes sont supprimées, avec, à chaque fois, le renvoi de centaines d’intérimaires.

Les uns sont privés de boulot alors que les autres croulent sous les charges de travail !

  • Les sous-traitants ne sont pas épargnés par la mise en concurrence entre fournisseurs et la délocalisation des productions.
  • De Manzoni-Bouchot à Honeywell, en passant par TRW, Trevest, Visteon, etc…, combien de salariés sont menacés de la fermeture de leur entreprise ?
  • Et qui restera fournisseur de l’alliance PSA / GM ?

On peut faire autrement !

  1. Augmenter les salaires en France et en Europe pour vivre mieux et relancer l’activité économique.
  2. Répartir les productions pour garantir le maintien de tous les sites.
  3. Baisser les cadences pour travailler mieux et ne plus laisser sa santé au boulot.
  4. Permettre une préretraite-pénibilité, compensés par l’embauche des précaires en CDI.

Tous, ensemble !

A l’occasion du Comité d’Entreprise Européen,

les syndicats du site d’Aulnay (SIA, CGT, CFDT, SUD, CFTC) appellent à un

Rassemblement le 28 juin à partir de 10 H 30

devant le siège de PSA, 75 av de la Grande Armée, à Paris

Soyons nombreux  pour exiger:

  • le maintien des emplois, des nouveaux véhicules à Aulnay, Rennes, SevelNord et Madrid, la garantie de productions aux sous-traitants.

Des bus viendront de Sochaux, de Mulhouse, de Rennes, de SevelNord, de Normandie, etc… avec des salariés de PSA et des sous-traitants.

 

Réunion du 18 juin au ministère à Bercy

(Syndicats Aulnay- PSA-Montebourg-élus locaux)

Il était important d’obtenir cette réunion pour dénoncer les nouvelles manœuvres de la direction et montrer au nouveau gouvernement notre détermination.

La lettre à Hollande étant resté sans réponse, il avait fallu aller au Meeting du PS pour  obtenir ce rendez-vous qui devait se faire sans PSA !  Après notre insistance à avoir un représentant de la Direction, M. Denis Martin, n°2 de PSA, a dû venir.

  • Tous les syndicats de PSA Aulnay ont défendu la revendication commune du maintien de tous les emplois et de l’attribution d’un nouveau véhicule.
  • Denis Martin, (PSA) a gardé le même discours hypocrite. Il a quand même dû reconnaître qu’il restait plus de 450 000 C3 à produire. C’est un aveu qu’il y a largement du travail pour faire tourner l’usine jusqu’en 2016.
  • Le Ministre Montebourg n’a pas voulu répondre à notre question : « que
     comptez-vous faire pour que PSA renonce à fermer Aulnay ?
    » et a affirmé qu’il n’avait même pas lu le document confidentiel.
  • Le Maire d’Aulnay a demandé à PSA de faire l’annonce de la fermeture
    rapidement !

Contrairement au Maire d’Aulnay, nous avons affirmé que nous voulions empêcher PSA de faire l’annonce, que nous n’accepterons aucun licenciement et que le Gouvernement a tout à fait les moyens d’intervenir pour que PSA s’engage à maintenir tous les emplois.