Etre unis et continuer à revendiquer nos droits

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Tract de la CGT PSA Aulnay
20/12/2013

Nous arrivons à la fin de la période de « volontariat » et plusieurs centaines d’entre nous se retrouvent sans « solution » comme le dit la direction, en clair c’est le licenciement que la direction prévoit pour nous le 1er avril 2014.

La période dite de « volontariat » n’était que pression sur pression pour nous faire accepter des mutations qui dégradent notre vie, ou pour nous pousser dehors. La période de contrainte ne sera guère différente.

La Cgt a toujours dénoncé ce PSE et malheureusement tout de ce que nous avons dit et écrit s’est réalisé.

Non seulement ce PSE que des syndicats ont signé est inadmissible, mais pire encore le peu de mesures de ce PSE de la honte n’ont pas été appliquées : pas de formation, des forums bidon, pas de transport sur Poissy, les 300 embauches à la SNCF, RATP, ADP se sont volatilisées, une PMS antichambre du chômage, une revitalisation fantôme, des projets pro ou mutations accordés aux uns et pas autres.

L’ensemble du PSE a été appliqué à la tête du client ! Comme d’habitude une véritable politique discriminatoire, notamment une discrimination syndicale, a été appliquée par PSA.

La Cgt est le syndicat qui s’est prononcé contre ce PSE et qui a tout fait pour créer l’unité nécessaire des ouvriers d’Aulnay. Nous nous sommes battus avec des centaines de travailleurs et nous le ferons encore jusqu’au bout.

En janvier, la direction prévoit de nous parquer dans des salles de bureau du bâtiment 40 et 41 tout en tentant de nous diviser en nous faisant venir un jour sur deux. Retournons contre la direction sa politique en renforçant notre unité.

Nous avons toujours dit qu’il fallait continuer à revendiquer nos droits et se battre  jusqu’à la dernière minute et nous le ferons avec vous.

 

Attaquer PSA en justice.

Pour la Cgt la justice est le dernier recours et nous avons toujours fait passer en premier la lutte consciente et organisée des travailleurs. Remettre son sort directement entre les mains d’un tribunal ne nous a jamais apparu comme une solution. Ces derniers mois, ceux qui vous disaient d’aller en justice tout de suite ne cherchaient qu’à vous démobiliser pour laisser les mains libres à la direction pour nous taper dessus.

Il faut savoir que les travailleurs des entreprises qui ont pu gagner devant les Prud’hommes sont ceux qui se sont mobilisés et ont continué à le faire (exemple Continental). C’est donc la lutte qui en toutes circonstances est déterminante.

 

Le SIA nous dit maintenant qu’elle retourne en justice le 21 janvier pour demander l’application du protocole de fin de grève pour ceux qui ont déposé une lettre d’intention le 31 mai. Pourquoi avoir attendu 5 mois (!) et surtout après le 31 décembre qui est la date limite du dépôt d’un projet professionnel ?

Ceci dit, dans l’intérêt des salariés et dans un souci d’unité, la CGT se portera partie intervenante devant le Tribunal le 21 janvier pour demander l’application du protocole pour tous, et pas seulement pour ceux qui ont déposé une lettre le 31 mai.

Rappelons que si le Tribunal nous donne raison cela ne suffira pas pour avoir ces indemnités. Cela sera un atout supplémentaire, mais il faudra encore aller les chercher devant le conseil des Prud’hommes. Et, il ne faudra pas réclamer uniquement les 19 700 € mais il faudra contester l’ensemble de notre licenciement économique avec une indemnité à la hauteur du préjudice de notre licenciement.

Qui peut attaquer aux prud’hommes ?

Tous ceux qui sont ou seront licenciés pour motif économique, c’est-à-dire : ceux qui sont partis dans le cadre d’un projet professionnel, d’un congé reclassement, d’un congé sénior, d’une transition professionnelle (SNCF, RATP, ADP), ou actuellement à la PMS. Même ceux qui ont demandé une mutation qui tournerait mal peuvent le faire.

Pourquoi aller devant les Prud’hommes ?

Devant les tribunaux nous ne sommes jamais sûrs de gagner. Le cadre de la loi pour contester notre licenciement est étroit. Il même scandaleux que la seule possibilité légale de le contester ne puisse se faire qu’après avoir été licencié ! Cela démontre, une fois de plus, que les lois ne sont faites que pour protéger les plus puissants de cette société, les patrons qui s’enrichissent quotidiennement sur notre dos.

Pour nous, contester notre licenciement est d’abord une question de dignité. Il s’inscrit dans la continuité du combat que des centaines d’ouvriers et d’ouvrières d’Aulnay ont mené depuis le premier jour, en juin 2011, où nous avons appris que la direction préparait dans notre dos la fermeture de cette usine pour nous voler notre emploi qui est la seule ressource qui nous permette de vivre. 

Contester notre licenciement en justice est donc avant tout une attitude militante.

Au-delà des indemnités supplémentaires que nous pourrons obtenir, ce procès sera l’occasion de dénoncer haut et fort tous les mensonges des actionnaires et de la famille Peugeot qui s’enrichissent en volant notre travail et ensuite nous jettent à la rue.  

À tous ceux, pour qui la fermeture d’Aulnay et les licenciements
ne passeront jamais, contestez PSA aux Prud’hommes.

De nombreux ouvriers ont déjà commencé à constituer un dossier, faites aussi le vôtre. Prenez contact avec la Cgt au local syndical de l’usine ou à Union Locale CGT d’Aulnay.  Adresse : 19-21 rue Jacques Duclos 93600 Aulnay-Sous-Bois.