Faisons le point et poursuivons l'action.

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Tract de la CGT PSA
23/09/2013

La mobilisation des salariés du groupe a permis de mettre en échec la direction sur certains reculs sociaux qu’elle voulait imposer : suppression de la prime de rentrée, baisse de la majoration de nuit, suppression pure et simple de la PEG, samedi totalement gratuits dans la zone de modulation.

Ces premiers reculs prouvent que les salariés ont raison :

  • de se mêler de ce qui les regarde,
  • et de ne pas attendre, l’arme au pied, de savoir à quelle sauce ils vont être mangés !

Bravo à tous ceux qui ont participé aux débrayages et rassemblements, à ceux qui se manifestent auprès de la hiérarchie et des syndicats !

Mais la CGT ne vous présentera pas comme des avancées, ce qui n’est que des « moindres reculs » : Chacun a bien compris que la direction a chargé la barque, pour pouvoir manœuvrer face à la mobilisation des salariés.

Car le projet de nouveau contrat antisocial reste une attaque sans précédent contre nos droits et contre nos paies, qui va nécessiter de se mobiliser à nouveau dans les prochaines semaines.

blocage des salaires = perte sèche

La direction persiste dans sa volonté de blocage au cours des 3 prochaines années, et sans rattrapage au bout des 3 ans.

La promesse d’un supplément d’intéressement est un leurre : Aucun montant n’est fixé et une fois la prime passée on se retrouve avec un salaire toujours au ras des pâquerettes alors que les prix, la TVA et les cotisations auront augmenté.

Intégration de la PEG

Une mesure anti-jeunes

Si les salariés ont réussi à empêcher sa disparition pure et simple, son intégration dans les taux de base aurait 2 conséquences :

  • Ceux qui auraient l’intégration, n’auraient plus d’évolution avec la valeur du point de la convention collective, plus d’évolution liée à un changement de coef, plus d’évolution liée au changement de tranche (25 ans, 30 ans).
  • Quand à ceux qui ne l’ont pas encore (moins de 20 ans d’ancienneté), c’est un droit qui disparaitrait et qui leur couterait, suivant leur coefficient entre 10 000 et 30 000 € pour le reste de leur carrière !

Samedis et allongements d’horaire

L’arnaque de la modulation

Non-paiement des heures

Tant que notre compteur sera dans la zone de modulation (entre + et – 5 jours) et jusqu’à 15 samedis par an en horaire affiché, la direction ne nous paierait pas les heures (sauf si le samedi a été annoncés moins de 7 jours à l’avance).

Majoration amputée

La majoration de 45 % serait supprimée et remplacée par une majoration à 25 %.

Grace à votre mobilisation contre les samedis gratuits, la direction a du s’engager à payer les 25 % en fin de mois.

Mais 25 % ce n’est ni 45 % ni 145 % !

Exemple

  • Aujourd’hui avec 2 samedis dans le mois
  • Les heures du premier ne sont pas payées (elles vont dans le compteur collectif)
  • Les heures du second sont payées (elles vont dans le compteur individuel)
  • La majoration de 45 % (gagnée par les grèves de Sochaux en 1999) est payée pour les 2 samedis.
  • Un salarié qui gagne habituellement 1600 € (80 € par jour) a donc 152 € de plus sur sa paie à la fin du mois.

  • Demain avec 2 samedis en modulation
  • La direction ne paie pas les heures !
  • Elle paie la majoration à 25 % seulement soit 20 € par samedi
  • Le salarié ne touche donc que 40 € pour 2 samedis.
  • Il manque 112 € sur la paie !

Dans les briefings, la direction essaie de déguiser cette arnaque en disant que c’est le remboursement des H- qu’il y a aujourd’hui dans les compteurs.

Pas besoin d’avoir fait math sup pour comprendre que les salariés vont se retrouver à payer à vie une dette qu’ils n’auront plus depuis longtemps.

Chômage au rabais

  • Dans la zone de modulation,

les H- seraient payées

sans primes ni indemnités

(Ex : pour les salariés de nuit

perte de 25 € par nuit !).  

Et elles devraient être

« remboursées »

à 100 % par des H+.

  • Hors de la modulation

le chômage serait indemnisé

à 70 %  au lieu des 75 %

de l’APLD.

Rapt des RTT en journée

La direction veut kidnapper 6 des 11 jours RTT. Au-delà de la journée de solidarité et d’éventuels ponts, la direction veut imposer des congés forcés quand la production est en chômage.

A cela s’ajoutent l’obligation faite de consommer ses jours dans l’année (et pour ceux qui en ont moins de 20 en réserve, de les solder avant fin 2015), la quasi-suppression des possibilités de se les faire payer, la menace de perdre les jours non consommés.

Refusons ce hold-up !

Nos RTT nous appartiennent !

Mobilité forcée

La direction confirme son projet de « zones de mobilité » au sein desquelles le salarié ne pourrait pas refuser une mutation sous peine de licenciement (zone Ile de France, zone Sochaux/Mulhouse, zone Sochaux/Vesoul, zone Metz/Tremery).

Face à vos protestations, la direction change la formulation, elle écrit : « La mobilité dans ces zones ne pourra intervenir qu’après avoir épuisé les autres solutions de proximité ».

Ca ne rassure pas vraiment ! Et c’est un feu vert à la fermeture de site sans même un plan social !

  


Des contreparties virtuelles

Le 25 septembre, la direction va présenter comme des « contreparties », les volumes de production 2016.

Or ces prévisions ne sont nullement des « contreparties » :

  1. Ce ne sont que des prévisions, et la direction ne prend qu’un engagement ferme : celui de continuer à baisser le nombre d’emplois partout !
  2. Ces prévisions de production sont faites depuis longtemps : pour les usines terminales, elles ont été communiquées au Comité européen du 24 octobre 2012 et au CCE du 25 octobre 2012.

Vigo

Berlingo – Partner / 301 C-Elysée / C4-Picasso

 540 000 voitures

Sochaux

308  /  new 3008 – new 5008 – DS5

450 000 voitures

Poissy

208  /  C3 – DS3

300 000 voitures

Trnava

208 /  C3-Picasso

300 000 voitures

Mulhouse

2008  /  C4 – DS4

190 000 voitures

 + Nouveau modèle en 2017/2018, au total

300 000 voitures

Rennes

Nouveau modèle en 2016/2017

170 000 voitures

De même, le directeur des programmes a indiqué que toutes les usines de moteurs étaient indispensables pour la production des nouveaux moteurs DV et EB. Pour la CGT, les incertitudes demeurent à plus long terme pour Borny (boites de vitesse), Sept Fons (moteurs fonte ?) St Ouen (départ d’outils de presse et baisse de l’activité Ferrage) et les sites de R&D (répartition des études entre PSA et GM ?)

En remettant cette question à l’ordre du jour, la direction veut faire croire que c’est la baisse de nos paies et de nos droits qui garantit l’activité des sites. C’est juste de l’intox pour faire avaler la dragée au poivre !

Ne nous laissons pas enfumer !