La fin des mensonges ?

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Tract de la CGT PSA Aulnay
04/07/2012

Succès du rassemblement le 28 juin devant PSA à Paris.

Nous étions 1500 salariés de PSA avenue de la grande Armée avec des délégations de toutes les usines PSA, Madrid y compris, mais aussi des équipementiers comme Wagon, Valéo, Durisotti, GM Strasbourg et Opel Bochum. Cela faisait longtemps que nous  nous étions pas retrouvés à aussi nombreux.

Pour Aulnay nous étions au moins 800 salariés à être venus, et à l’usine les chaînes se sont arrêtées. Ce succès montre que de plus en plus de salariés rejoignent une lutte dont ils ont compris qu’elle était de plus en plus nécessaire.

Le message que nous avons passé à la direction est clair : Pas une seule usine, pas un seul atelier, pas un seul service, pas un seul travailleur de PSA ou des sous-traitants ne doit faire les frais de la politique de la direction.  Maintien intégral de tous les emplois, et équilibrage des productions sur l’ensemble des usines.

CCE le 12 juillet : la fin d’un an de mensonges ?

La direction a  annoncé la convocation de deux CCE (comité central d’entreprise) à Paris les 12 et 25 juillet, qui seront suivis d’un CE le lendemain à Aulnay, donc les 13 et 26 juillet.

A l’ordre du jour du CCE du 12 juillet, et du CE du 13 : « remise de document portant sur la situation économique et les mesures contribuant à son redressement ».

Voilà un an que la direction prétendait que la fermeture d’Aulnay n’est pas d’actualité, et comme prévu dans le document secret, elle l’annonce dès les élections passées.

Bien sûr la direction ne le dira pas de cette manière. Elle parlera de la nécessaire « reconversion » du site, de trouver de « nouvelles activités », etc. Mais en réalité, elle va essayer d’appliquer son plan de fermeture.

Toutes ses manœuvres prouvent qu’une chose : ils craignent les réactions des salariés.

Car, il faut vraiment que la direction ne soit pas tranquille, pour qu’elle ne veuille même pas remettre les documents aux syndicats avant la réunion comme le prévoit la loi, et convoque le deuxième CCE la veille des congés !

Ce CCE du 12 juillet est donc la preuve que la direction nous a menti depuis un an, en vérité bien plus. Alors comment on pourrait lui accorder une quelconque confiance. Comment pourrait-on croire ce qu’elle dit aujourd’hui ?

 

Aller vous confier votre sort à une direction qui vous ment de la sorte ?

 

mensonges

mensonges

MENSONGES

 

Le 12 juillet pour justifier ses mauvais coups, la direction va nous dresser un bilan catastrophique. Ce n’est pas la première fois qu’elle nous fait le coup.

La réalité ! Jusqu’à 2011 tous les chiffres sont largement positifs pour PSA.

Les ventes de PSA :

Elles n’ont jamais cessé d’augmenter sur plus de 20 ans !
En 1990 : 2 millions de voiture vendues, en 2011 : 3,6 millions !

Même avec un recul de ventes cette année, on retrouverait les niveaux d’avant les deux années exceptionnelles de 2010 et 2011.

Le chiffre d’affaire de PSA :

Il est passé de 44 milliards en 2000 à 61 milliards en 2011 !

Surcapacité de production ! Ou ?

La direction a été jusqu’à dire aux média qu’à Aulnay on travaillait à 50 % des capacités alors qu’on est à 100 % des capacités avec les 700 véhicules/ jour.

Passons à la C3 :

La C3 est la quatrième voiture la plus vendue, toutes marques confondues, sur le marché Français.

La C3 est la voiture la plus vendue de toutes les voitures de PSA !

Et de l’aveu même de Denis MARTIN, devant le ministre Montebourg le 12 juin :
il reste 450 000 C3 à fabriquer. Ce qui veut dire qu’il y a du travail pour Aulnay jusqu’en 2016, puisque nous en fabriquons 130 000 par an.

Lorsqu’une direction est capable de mentir à ce point, cela veut dire que notre emploi ne peut être sauvegardé que par nos propres forces.

Le plan B : c’est la lutte !

Comment désamorcer la bombe Aulnay ? C’est le titre d’un article du journal patronal « les Echos » du week-end. Voilà leur seule préoccupation et leur crainte. C’est pour cela qu’ils passent leur temps à nous enterrer vivant : « Aulnay sacrifiée »...

Mais cela veut dire que nous représentons une véritable force. A quelques centaines nous nous sommes déjà fait entendre et prendre au sérieux par la direction et par l’Etat. Alors, à 3000 salariés d’Aulnay dans la lutte, nous aurons la force de nous adresser à tous les salariés du groupe et même au-delà à tous ceux qui travaillent dans l’automobile.

Hier matin, en Peinture, à la cabine des Laques tous les salariés (intérimaires compris) se sont mis en grève de 12h 30 à 14h 30. Ils veulent la garantie de leur emploi et l’embauche de nos camarades intérimaires. Suivons leur exemple.

 

Prenons conscience de notre force :

tous ensemble, préparons le 12 juillet