Les débrayages s’amplifient sur le groupe : premiers reculs de la direction

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Tract de la CGT PSA Aulnay
12/09/2013

Les salariés PSA en action

  • Mardi 10 septembre, la CGT avait appelé les salariés de PSA à se servir des manifestations sur les retraites pour réagir sans tarder à l’attaque portée par PSA contre nos droits et nos salaires. C’est ce qui a été fait. Dans toutes les usines du groupe plus d’un millier de salariés ont participé aux débrayages, notamment à Valencienne,  Poissy, Sochaux, Mulhouse,
  • Mercredi 11 septembre, dès le lendemain, à Mulhouse 900 travailleurs ont continué avec un débrayage de deux heures le matin ou l’après-midi dans l’unité CGT-CFDT-CFTC. Le montage était à l’arrêt.
  • Le même jour à Sochaux, le Directeur de Sochaux a été hué lors du grand show organisé pour le lancement de la nouvelle 308 et la présentation du « nouveau contrat social ». Le directeur sifflé et hué par des milliers de salariés a préféré mettre fin de façon anticipée à la cérémonie !

Face à ce mécontentement, la direction, en réunion de négociation, n’a pas pu tenir l’ordre du jour prévu sur la flexibilité des horaires. Elle a dû interrompre la séance et revoir sa copie.

  • Jeudi 12 septembre,  300 ouvriers de Vesoul  se sont mis en grève avec l’usine totalement bloquée (du jamais vu) ;  à l’Emboutissage à Poissy, 50 ouvriers de l’équipe du matin étaient en grève ; à Aulnay 250 travailleurs se sont réunis dans les ateliers du Montage, Ferrage et Peinture.

Les premiers reculs de la direction

  1. La direction renonce à la suppression de la prime de rentrée (187,20 €).
  2. Elle renonce à la baisse de 18 à 15 % de la majoration de nuit.
  3. Elle revient sur la suppression pure et simple de la PEG pour les salariés ayant plus de 20 ans d’ancienneté.

Ces reculs sont à mettre à l’actif de tous les salariés qui ont manifesté leur mécontentement.

Mais la direction PSA ne désarme pas

  1. Elle maintient un gel de salaire pour les prochaines années, qui se traduirait par la baisse du pouvoir d’achat des salariés, accentué par les hausses de CSG et de cotisations-retraites.
  2. Elle intègre la PEG dans le salaire de ceux qui l’ont aujourd’hui, mais la supprime pour tous ceux qui y auraient droit dans les prochaines années. L’intégration est donc principalement une mesure anti-jeunes.
  3. La direction veut toujours supprimer la majoration de 45 % pour le travail du samedi. On se retrouverait à faire des samedis obligatoires et non payés, à gogo, avec rien sur la paie à la fin du mois !
  4. Par ailleurs, la direction n’a toujours pas compris le refus unanime des salariés contre les mobilités forcées.
  5. Elle repousse au 25 septembre (ou 11 octobre) l’annonce des mauvais coups qu’elle veut porter sur la flexibilité des horaires (overtime) et les RTT, en espérant que d’ici là, les salariés seront démobilisés.

Amplifions la mobilisation

Par leur débrayage massif, les salariés de Mulhouse, de Vesoul ont montré la voie.
La CGT appelle l’ensemble du personnel du groupe à maintenir et amplifier la mobilisation.

A discuter dans chaque atelier, chaque service, dans l’unité la plus large d’une action concertée de débrayage dans tous les sites PSA : pour maintenir nos droits et nos salaires.
 

Et ici à Aulnay : il faut forcer la direction à prendre en compte l’ensemble des revendications des salariés.