Maintenant,on veut des engagements écrits !

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Tract de la CGT PSA Aulnay
19/11/2011

  

Maintenant,

On veut des engagements écrits !

La direction voulait faire passer en silence son nouveau plan de suppression de 6800 emplois : c’est raté ! Grace à l’action de 600 travailleurs de PSA, dont 500 d’Aulnay, qui étaient mardi dernier Avenue de la Grande Armée à Paris pendant que se déroulait le CCE. Non seulement toute la Presse était là, mais en plus le gouvernement s’est senti obligé d’intervenir.

Tout d’abord par la voix d’Eric Besson, ministre de l’industrie, à l’Assemblée nationale qui a eut le culot de prétendre : « il n’y a pas de fermeture de site, PSA a explicitement redit ce matin que SevelNord ou Aulnay ne fermeraient pas, il n’y pas de plan social, PSA ne prévoit aucun licenciement » ; Bref tout le monde a rêvé ! (ou plutôt fait un cauchemar).

  • Melun : fermeture en janvier 2012 avec 67 licenciements secs.
  • Une des deux usines de scooter va fermer, celle de Dannemarie dans le Haut Rhin.
  • Madrid est en train de passer en une seule équipe de production.
  • Sevelnord : la direction leur a dit explicitement que l’usine de Vigo était mieux
     placée pour fabriquer les véhicules utilitaires.
  • A Aulnay : tous les jours nous voyons la direction essayer de vider l’usine, de menacer de renvoyer 300 intérimaires, de vouloir réduire de 50 % les bureaux d’étude, etc,  pour préparer le transfert d’activité à Poissy.
  • Plus toutes les annonces sur les autres sites (voir au verso).

En voulant voler au secours de PSA par de tels mensonges, Besson n’a fait que mettre encore un peu plus le gouvernement dans l’embarras.

Du coup, Sarkozy lui-même a dû intervenir pour rectifier le tir.

Jeudi dernier l’AFP titrait : « Sarkozy reprend en main le dossier PSA ». Sarkozy a promis que la restructuration annoncée du groupe automobile n'entraînerait aucun plan social. Il a assuré que les quelque 2.000 salariés menacés en France seraient "tous reclassés".  Et déclaré : "Prenons garde, chacun d'entre nous, à ne pas considérer que les emplois sont une variable d'ajustement ».

Ce même jeudi à 18h 30, Philippe Varin, PDG de PSA, était convoqué à l’Elysée par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, après deux entretiens téléphoniques avec lui.

Tout cela c’est grâce au SUCCES DU RASSEMBLEMENT à PARIS.

Nous avons réussi notre objectif de faire sortir hors de l’usine les attaques que nous vivons. Nous les avons forcés à prendre position. Il faut maintenant les forcer à mettre leurs déclarations en application. Puisqu’ils disent qu’aucune usine ne va fermer, qu’ils l’écrivent !

Les paroles s’envolent, les écrits restent.

Exigeons du Gouvernement et de PSA qu’ils s’engagent devant les syndicats dans un accord tripartite, garantissant les productions sur tous les sites (pour Aulnay, la C3 jusqu’au bout et un nouveau modèle), garantissant tous les emplois et les salaires.

 

 

Détails de la Casse de l’emploi

 

Lors de la réunion extraordinaire du Comité Central d’Entreprise, la direction a donné des indications partielles sur les sites  PSA en France en 2012 : 5000 emplois rayés de la carte alors que PSA a 11 milliards d’€ en réserve et a battu des records de ventes l’an dernier.

Secteurs de production

  • Suppression de 1000 emplois CDI, par la poursuite du plan GPEC.
  • Renvoi de 100 prestataires logistiques.
  • Renvoi de 800 intérimaires d’ici fin 2011 (chiffre 2012 non connu).

Hors production

Suppression de 900 emplois CDI et de 2200 prestataires des Bureaux extérieurs (BEX),
repartis comme suit :

  • Renvoi de 1600 BEX (600 à Vélizy, 400 à La Garenne/Carrières, 400 à Sochaux/Belchamps, 200 sur les autres sites).
  • 500 suppressions d’emplois CDI, sans précisions par site.

Secteur Informatique (DSIN)

  • Suppression de 600 emplois BEX.
  • Suppression de 200 CDI.

Autres

  • Melun : 67 licenciements secs pour achever la fermeture du centre de pièces détachées
  • Suppression de 60 emplois CDI avec regroupement d’activités des marques Peugeot et Citroën.

Au total : 5000 suppressions d’emplois sont prévues l’an prochain.

Cela s’ajoute aux 20 000 emplois supprimés dans les 8 dernières années !

La direction à déjà annoncé un autre CCE extraordinaire le 15 décembre pour annoncer le détail du reste.

Il faudra se faire entendre dans toutes les usines du groupe pour protéger ce que l’on a de plus vital : nos emplois et nos salaires.