PREC : Psa veut empêcher les plus anciens de partir !

Version imprimableVersion PDF
Tract de la CGT PSA St Ouen
22/04/2013


C’est assez incroyable mais vrai.

On savait que PSA ne voulait pas entendre parler de préretraite à 55 ans pour les anciens.

On sait que dans le PSE, pour Aulnay et Rennes, beaucoup d’anciens de 57, 58, 59 ans ne vont pas pouvoir partir parce qu’ils n’ont pas les trimestres nécessaires pour rentrer dans la mesure des départs anticipés.

 

Mais les mesures du PREC pour les anciens

(toutes usines sauf Aulnay et Rennes), sont pires.

Dans l’état actuel des mesures du PREC (prochain CCE le 29 avril)

 

Pour les départs des anciens, le congé de reclassement est de 9 mois. La direction exige qu’à la fin des 9 mois du congé de reclassement, le salarié soit à au moins un an de la date de son départ à la retraite à taux plein. (les documents de la CNAV seront exigés)

 

Pour les OP

En cumulant les 9 mois du congé de reclassement et les 12 mois de délai supplémentaire avant la retraite, il faudrait être à 21 mois de la retraite au moment de la signature de l’adhésion au plan.

Sinon, pas d’adhésion au plan, pas de départ, et obligation de rester au travail jusqu’à la retraite ! 

 

Pour les OPUEP,

Les conditions sont encore plus dures pour eux puisque à SAINT-OUEN et à POISSY, pour les OPUEP, la direction rajoute 3 mois supplémentaires de délai. Les OPUEP de ces deux usines ne pourraient adhérer au plan que 3 mois après le démarrage du plan. Pour eux, il faudrait donc être à 24 mois de la retraite au moment du démarrage du plan. Sinon, pas de départ, et obligation de rester au travail !

 

Si le plan démarrait en mai 2014,

Cela exclurait tous les anciens OP qui peuvent être à la retraite avant février 2015.

Cela exclurait tous les OPUEP qui peuvent être à la retraite avant mai 2015.

 

On est loin des départs FNE à partir de 57 ans ou des départs CASA des années 2000.

D’autant que, par rapport à la dernière GPEC, les conditions financières sont à la baisse.

 

Ces critères du PREC sont inacceptables.

Comment justifier que des anciens de 58 ans et 9 mois, 59 ans, 60 ans ou plus vont être empêchés de partir alors que 11200 suppressions d’emplois sont prévues dans le Groupe ?

 

Pourtant, dans la simple logique de reclasser un maximum d’ouvriers d’Aulnay,

Rien de devrait empêcher les plus anciens de SAINT-OUEN et de POISSY

De partir pour souffler un peu, à moins de deux ans de la retraite.

 

C’est le sens de la motion votée par la CGT au CE de mars à Saint-Ouen. (Les élus FO et SIA se sont abstenus). Le même problème a été posé par la CGT de Sochaux. Le même problème se pose à Mulhouse, Tremery, Caen, Valenciennes, Charleville etc…

 

De l’argent, il y en a, dans les caisses de PSA

 

Pour la direction,

Il n’y a pas d’argent pour payer des préretraites,

Il n’y a pas d’argent pour garantir des reclassements pour tous à Aulnay et à Rennes,

Il n’y a pas d’argent pour augmenter les salaires.

Il n’y a pas d’argent pour les promotions,

Il n’y a pas d’argent pour un intéressement et une participation corrects.

Il n’y a pas d’argent pour investir dans les machines à Saint-Ouen,

Il n’y a pas d’argent même pour maintenir en état les installations.

Il n’y a pas d’argent quand on veut commander du matériel, etc. etc. etc.

 

Mais VARIN a trouvé 350 millions d’€

pour les actionnaires et les dirigeants !

 

Mercredi 24 avril, il réunit l’assemblée générale des actionnaires Avenue de la Grande Armée, et il va leur demander d’approuver deux mesures qui vont faire perdre 350 millions d’euros à l’entreprise :

 

320 millions d’€ : Varin va demander aux actionnaires leur accord pour que l’entreprise PSA rachète pour 320 millions d’€ d’actions aux actionnaires pour ensuite les détruire. (Le but : arroser les actionnaires en leur donnant du cash et tenter d’augmenter la valeur des actions en diminuant leur nombre).

30 millions d’€ : Varin va demander aux actionnaires leur accord pour que l’entreprise PSA distribue des actions gratuites aux dirigeants pour un montant de 30 millions d’€. (Le but : sans doute récompenser nos dirigeants pour l’état dans lequel ils ont mis l’entreprise en quelques années !)

 

  • L’expertise SARTORIUS commandée par l’Etat sur les comptes de PSA, avait mis en évidence que ces rachats d’actions depuis 14 ans avaient coûté 3 milliards d’euros qui …manquaient à PSA.
  • L’expertise SECAFI commandée par l’ensemble des syndicats avait fait les mêmes remarques.

 

Mais la famille PEUGEOT, principale actionnaire, s’en fout.

 

  • Les mensonges sur le manque d’argent de PSA, c’est pour les salariés !
  • Mais leur vérité, c’est que l’argent de PSA, c’est pour les actionnaires et les dirigeants !

 

Mercredi 24 avril, à partir de 9h00,

la CGT appelle les salariés à se rassembler devant le siège de PSA, Avenue de la Grande Armée pour protester contre ce gaspillage, avec les grévistes d’Aulnay et des délégations des syndicats CGT du Groupe.