Protégeons nos salaires et nos emplois

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Tract de la CGT PSA Aulnay
05/10/2011

 

Protégeons nos salaires et nos emplois


Les patrons justifient tous leurs sales coups en disant que c’est la crise. Aussi bien chez PSA avec les menaces de fermeture d’usine, que les patrons des Fonderies du Poitou qui veulent baisser les salaires de 25 % !

Eh bien justement, dans cette période de crise, l’urgent ce n’est pas de maintenir les profits, mais de maintenir les salaires et les emplois. Ce qui bien sûr veut dire AUCUNE FERMETURE D’USINE et l’augmentation des salaires en fonction du coût de la vie.

Comme le disent les grévistes des Fonderies : Il y a bien assez de travail pour le partager entre nous tous, et bien assez de profits pour le faire sans baisser nos salaires.

Nous aurons tous l’occasion de nous faire entendre dans les rues de Paris en manifestation, de République à Bastille

 le Mardi 11 octobre à 14h  

Fonderies du Poitou :

une grève qui nous concerne tous ! 

 

Depuis le 2 septembre, les travailleurs des Fonderies du Poitou sont en grève contre la baisse de leur salaire de 25 % ! Ils travaillent comme nous dans l’Automobile (fabrication de culasses) avec des salaires aussi bas que les nôtres. Alors comment pourraient-ils vivre avec 3 mois de salaire en moins par an, soit une perte entre 4500 et 5000 €.

UNE MENACE POUR TOUS LES OUVRIERS ! 

Leur direction invoque « la compétitivité ». C’est le refrain de tous les patrons pour justifier leurs attaques contre les ouvriers. Des accords entraînant des réductions de salaires ont déjà vu le jour à General Motors à Strasbourg ou encore à Bosch Vénissieux. D’autres patrons préparent des attaques contre les salaires, notamment chez Faurecia (filiale PSA à 90 %) à Mompatelize, mais aussi chez Valeo à Nogent sur Vernissons où là aussi la direction pratique le chantage à l’emploi pour imposer une baisse des salaires.

Quant à nous, travailleurs de PSA, imaginons-nous faire le même travail qu’aujourd’hui pour le SMIC ? Et bien c’est pourtant cela l’avenir que nos patrons nous préparent ! Varin s’en cache d’ailleurs à peine. Comme les patrons de Montupet, il dit à longueur d’interview qu’il y aurait un problème de coût du travail en France…

Si la direction des Fonderies du Poitou réussissait ce serait un encouragement pour tous les patrons. Il est donc vital de soutenir la grève de nos camarades afin de montrer que les ouvriers sont solidaires face au chantage des patrons !

Jeudi 6 octobre soutenez massivement

LES TRAVAILLEURS DE MONTUPET

 EN GREVE

  COLLECTE de 14 à 15 H aux portes de l’usine

 

Mutuelle sauce PSA 

Chère et injuste !

 

PSA est en train d’instaurer une mutuelle d’entreprise pour les 65 000 salariés du groupe.

Pour la CGT, une mutuelle d’entreprise est nécessaire pour faire face aux dépenses de santé qui s’envolent, mais pas à n’importe quel prix. L'intérêt d'une mutuelle entreprise c'est qu'elle rembourse bien et qu'elle soit moins chère que celle que l'ont a actuellement car elle est subventionnée par l'employeur.

Mais pour l'instant, la direction refuse de subventionner un minimum la mutuelle pour qu'elle soit avantageuse pour les salariés : 25 % pour PSA (déductible des impôts) et 75 % pour les salariés. Ça lui couterai à peine 15 millions €, une misère à côté des 200 millions dépensés pour racheter des actions PSA cet été.

Ce que PSA veut instaurer :

·        Un système obligatoire pour tous, alors que la loi autorise un système facultatif.

·        Une cotisation calculée sur un salaire de 2 946 € brut (2300 € net) comme si les ouvriers gagnaient de tels salaires. Résultat les petits salaires payent proportionnellement 3 fois plus que les hauts revenus. C’est injuste !

·        Une participation de PSA réduite à 25 % alors que la plupart des grands groupe comme l'Alstom financent à 60 % (et 40 %pour les salariés)

·        Aucune participation employeur pour l’option « formule améliorée » et pour les retraités

 

La direction a choisi Malakoff-Médéric, dirigé par Guillaume Sarkozy (le frère) comme assureur et AON comme gestionnaire, plus deux ré-assureurs (AXA et Prévadies). Ce montage financier avec 4 organismes différents coutera cher aux salariés.

 

Est ce que la direction a le droit de nous imposer sa mutuelle dans ces conditions ?

Oui, si elle trouve des syndicats pour signer son accord.

Ce mercredi 5 octobre doit être présenté aux syndicats un nouveau texte de l’accord qui fixe les tarifs. Les syndicats auront trois semaines pour signer.

La mise en place serait dès le 1er mars 2012 avec prélèvement sur la paye.

Pour tenter de faire passer la pilule, la direction va peut-être proposer de passer sa participation à 30 ou 33 %, ce qui baisserait la cotisation des salariés de 3 à 5 €.

 

A cette réunion, les tarifs vont être fixés. Voici les ordres de grandeurs

(régime de base, déduction faite des 25 %) selon la formule que la direction va choisir :

 

  •  pour un salarié seul : entre 30 et 59 €
  • pour un salarié avec enfants : entre 59 et 64 €
  •  pour le conjoint qui travaille : + 41 €
  • pour l'option « prestations améliorées » : + 20 € par adulte et + 10 € par enfant

 

Pour la CGT, quelle que soit la formule, cette mutuelle est bien trop chère car la direction  ne veut pas mettre la main à la poche alors qu’elle a largement les moyens de subventionner au moins à 50 % !

 

Dans plusieurs sites, des salariés se mobilisent contre ce projet qui nous enlèverait 60 à 100 € sur les feuilles de paye déjà trop basses !