PSE : Zéro pointé. Ne les laissons pas faire !

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Tract de la CGT PSA Aulnay
22/07/2013

Depuis que le PSE a été voté, ce qui se passe à l’usine ne fait que confirmer ce que la Cgt et des centaines de travailleurs d’Aulnay ont dénoncé pendant des mois : le but de la direction est bien de licencier la majorité d’entre nous, sans aucun reclassement.  Où sont les 3500 postes que la direction nous avait promis ?

Cela prouve que tous les ouvriers qui se sont battus en signant des pétitions, participant à des manifs, en faisant grève quelques jours, des semaines ou des mois, ont eu parfaitement raison !

Ce qui a été aussi confirmé, c’est que pour la direction, les 11500 suppressions d’emplois avec la fermeture d’Aulnay ne sont qu’une étape. Tout de suite après, il y a eu les annonces de la fermeture de Meudon,  de 1200 emplois en moins à la Française de Mécanique, et d’un accord de compétitivité sur tout PSA.

Une  lutte qui en a encouragé d’autres

De notre côté, la résistance des travailleurs est positive. La direction n’aura pas pu mettre les travailleurs de cette usine à la porte sans réaction, et notre lutte a fait des petits. 

Rien que les débrayages qui ont lieu dans le groupe depuis la fin de la grève le montrent :

- à Saint Ouen le 12 juin :  grève contre des heures supp obligatoires ; la direction a dû reculer 

- à Valenciennes les 16 et 17 juin : grève de 70 %  des ouvriers contre les heures supp (du jamais vu)

-  à  Poissy le 18 juin, 55 ouvriers au Montage débrayent contre des heures supp

-  à  Sochaux le 22 juin, 50 ouvriers de l’équipe de nuit débrayent sur des problèmes d’affectation de postes

-  les 26 et 27 juin, 8 usines d’un fournisseur de tôle pour PSA en grève obtiennent 40 € d’augmentation, la prise en charge de la mutuelle et le paiement à 50 % des heures de grève

-  la semaine dernière Poissy était bloqué par une grève chez Géodis contre un plan de suppression d’emplois.

Cela  n’a pas été vu depuis très longtemps et cela doit nous encourager. Nous pouvons et nous devons continuer à nous faire entendre par tous les moyens.

PSE : le voile tombe.

Echec complet sur les 300 postes promis pour la RATP, SNCF et ADP :
pour APD les 100 postes sont passés à 10 postes dont aucun affecté, pour la RATP 20 ouvriers sont acceptés en formation, et à la SNCF 4 salariés ont été  réellement pris !

Pour Poissy, environ 300 seraient mutés, on est loin du compte, rappelons-nous que la direction disait qu’il y avait 1300 postes pour nous ! Et aujourd’hui,  elle fait tout pour décourager les salariés d’y aller. Où sont les transports promis ? Un bus à 3 h 45 à la gare de Villepinte sans retour ! Rien sur le relogement. Très peu ont des postes adaptés. Nombreux sont revenus nous expliquant comment la direction s’acharnait sur les ouvriers venant d’Aulnay.        

Mais surtout la direction refuse de nous reclasser dans le groupe. Tous les autres reclassements qui devraient se faire à Faurécia, à Gefco, dans le réseau commercial, dans les garages, etc, ne se font pas. Rappelons que c’est théoriquement la loi !


Le plus grand nombre d’entre nous a parfaitement compris que la direction continuait à mentir comme elle l’a toujours fait et qu’elle ne veut pas nous  reclasser en interne, et que les reclassements externes par un cabinet (Sodie ou autres) sont bidons.

Y compris les quelques mesures du PSE censées faciliter notre reclassement, la direction ne veut pas les appliquer comme les formations, etc.

La direction voudrait même vider nos compteurs DIF (150 heures), en tapant dedans pour les formations qu’elle s’était engagée à faire ! (ex : remise à niveau.) Elle refuse même ceux qui voudraient faire un bilan de compétence.

Pour les 53 salariés qui ont opté pour la PMS, la direction voulait leur voler 6 mois.

Tous les travailleurs doivent pouvoir bénéficier des fruits de la grève

En fait, le plus grand nombre de départs en juin et juillet, ce sont les 450 salariés qui ont préféré partir dans le cadre du protocole de fin de grève : c’est-à-dire avec 19 700 € en plus.

Bien sûr au regard du préjudice d’un licenciement cela reste extrêmement faible. La véritable solution aurait été d’imposer à la direction qu'elle maintienne tous les emplois peu importe comment : continuation des productions sur Aulnay, etc.

Néanmoins ce protocole de fin de grève a obligé la direction à reculer et améliorer un peu le PSE. La meilleure preuve ce sont les 900 salariés qui se sont inscrits pour en bénéficier. Et les syndicats qui n’ont cessé de critiquer les travailleurs en grève ont dû courir derrière !

Reste que, de l’aveu même de la direction,  plus de 600 travailleurs qui ont fait cette même demande sont bloqués par la direction.

Dès le protocole de fin de grève signé, la CGT a déclaré qu’une brèche avait été ouverte. Nous avons réclamé que ce protocole s’applique à tous, et y compris appelé par tracts à deux AG qui ont réuni à chaque fois 300 ouvriers.

Aujourd’hui, des syndicats repentants disent qu’ils attaquent PSA en justice, le 16 août au TGI de Paris pour que le protocole de fin de grève s’applique à tous. La CGT, encore une fois, ne peut qu’être pour !

Accord compétitivité PSA : mobilité forcée, pas question !

Toutes les semaines depuis juin une réunion a lieu centralement sur cet accord de compétitivité. Les attaques les plus importantes seront annoncées par la direction en septembre. Mais déjà à la réunion de jeudi dernier la direction a annoncé son intention de pratiquer les mutations forcées d’une usine à l’autre sous menace de licenciement !

Trois zones de mobilité sont prévues : une zone  région parisienne ; une zone « Lorraine » (Metz-Tremery) et une zone « Est » (Sochaux-Mulhouse-Vesoul). Le salarié recevra sa proposition de poste par courrier recommandé et aura 1 mois pour accepter, sinon ce sera un licenciement économique individuel !

Autre exemple à la FM :  PSA est en train d’imposer un accord compétitivité avec :

  • gel des salaires sur trois ans
  • suppression de la prime du samedi de 21 €
  • suppression de la prime repas de 6 minutes
  • overtime allant de 30 à 60 minutes par jour, 4 jours par semaine et jusqu’à 10 jours par mois, cumulable avec les samedis obligatoires !

Alors face à toutes ces attaques des patrons, la seule solution reste une défense collective. Ne restons pas seuls face aux manœuvres de la direction.
(Faites nous remonter toutes les infos)