TOUS ATTAQUÉS , TOUS SOLIDAIRES !

Version imprimableVersion PDF
Tract de la CGT PSA Poissy
16/04/2013

La CGT Peugeot Poissy s’adresse à vous pour apporter le soutien financier de plusieurs centaines d’ouvriers de Poissy, ainsi que d’ouvriers d’Aulnay en prêt,  qui ont versé à la collecte de solidarité la semaine dernière.

Un chèque de 3 000 euros va être remis aux grévistes.

La CGT Peugeot Poissy est scandalisée par les deux nouveaux licenciements de grévistes reçus vendredi dernier. Nous sommes solidaires des ouvriers d’Aulnay qui sont en grève car nous savons que la direction de PSA va essayer de se servir de la fermeture d’Aulnay pour donner un coup de massue pour attaquer tous les salariés du groupe et voilà à Poissy ce qui se passe :

Des postes en moins...

Au Montage et à la qualité, la direction a prévu de supprimer 15 postes par équipe pour le Montage d’ici le mois de juillet pour faire le même nombre de voiture. Son objectif c’est gagner plus d’argent sur notre dos et nous faire travailler plus vite.

... et des voitures en plus

Sur la chaine DS3/C3, la production est en train d’augmenter depuis hier passant de 37 véhicules par heure à 49 véhicules par heure.

et toujours des conditions de travail qui se dégradent

Les ouvriers d’Aulnay arrivés à Poissy les semaines passées disaient déjà que les conditions de travail étaient plus mauvaises qu’à l’usine d’Aulnay, là cela risque encore de se dégrader avec l’augmentation de la vitesse de chaine.

De plus, depuis début avril, des heures supplémentaires on été annoncées : un jour férié travaillé pour l’équipe de nuit, une heure en plus le soir sur 10 séances pour les trois équipes et 6 samedis affichés jusqu’ à fin juin pour les deux équipes.

Il y a environ 300 salariés d’Aulnay en prêt d’un mois à Poissy. Ils se retrouvent le plus souvent sur des postes difficiles y compris sur la chaine pour certains qui étaient en préparation ou aux retouches à Aulnay.

A Poissy, la direction commence déjà son chantage pour savoir si la remplaçante de la C3 sera fabriquée à Poissy.

Dans la presse elle a commencé à parler d’augmenter le temps de travail et de passer de  35 heures par semaine à 40 heures. Mais pour de nombreux ouvriers de Poissy, il n’est pas question d’accepter de faire des journées de 9 heures.

Pas questions de crever au boulot,

pendant que d’autres se retrouveront au chômage.

Poissy, le 16 avril 2013.