Une déclaration de guerre contre l'emploi.

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Tract de la CGT PSA Aulnay
16/09/2011

Annonces de Varin sur les réductions de coût

Une déclaration de guerre

contre l’emploi

 

Le PDG de PSA, Varin, a profité de la nouvelle secousse de la crise pour faire des annonces qui sont de véritables provocations pour les salariés.

Un discours scandaleux

M. Varin dit aux salariés : « on entre dans une période difficile ».

Difficile pour qui ? Pour lui qui gagne 9000 € par jour ? Pour la famille Peugeot avec une fortune de 3 milliards d’€, en hausse de 30% l’an dernier ?

Difficile pour PSA ? M. Varin explique que le groupe s’est enrichi en traversant la crise, avec une « meilleure santé financière », que PSA n'est pas endetté et dispose de 11 milliards d’€ de réserve !

Le pire c’est que Varin dit qu’aucun ralentissement significatif des ventes n’a été observé mais qu’il préfère anticiper en réduisant les productions. Donc aux salariés d’en faire les frais, par des suppressions d’emplois. Les premiers visés, seront les 10 000 travailleurs intérimaires PSA en France ou des entreprises sous-traitantes  et les Bureaux d’Etudes Extérieures.

Mais ce n’est pas aux salariés de faire encore des sacrifices ! Depuis des années on nous demande d’être plus compétitifs, plus productifs, plus flexibles... pour que PSA dégage plus de bénéfices.

C’est au tour de ces bénéfices d’être flexibles, et d’être utilisés pour maintenir les emplois et les salaires dans leur intégralité.

 

Tous visés

Si PSA licencient les intérimaires et les salariés d’entreprises sous-traitantes, cela se traduira par une aggravation considérable de la situation pour l’ensemble des salariés. Les 350 intérimaires à Aulnay sont indispensables à la production.

-   Pour les premiers visés, cela signifie le chômage qui est une véritable catastrophe sociale ;

-  Pour ceux qui restent, ce serait une nouvelle augmentation des charges de travail. Et après les intérimaires, PSA s'attaquera aux embauchés.

Confirmations des menaces
sur Aulnay et Sevelnord

Les déclarations de Varin le 13 septembre confirment le plan de fermeture de ces usines, dévoilé par la CGT.

Question du Figaro : L’usine d’Aulnay apparait plus que jamais menacée ?
Réponse de Varin :« 
Nous avons dit qu'Aulnay produirait encore des Citroën C3 en 2014. La question qui se pose est celle de l'après-C3 ».

Dans le journal l’Usine Nouvelle : M. Varin reconnaît, « qu’il y a une réflexion sur la question de la fermeture, et que la fuite nous a obligé à en parler avant le moment choisi ».

 

Pour le partage du travail

Il n’est pas question de laisser PSA jeter au chômage des milliers de salariés à travers le pays, pendant que ceux qui conservent leur emploi n’en peuvent plus de cadences déjà intenables.

Face à une possible baisse des ventes, il existe une solution simple : baisser la production en baissant les cadences, tout en partageant le travail entre tous les salariés, sans toucher aux salaires.

Les 11 milliards d’€ que PSA a en réserve seraient bien plus utiles pour financer le maintien de tous les emplois, plutôt que d’être utilisés à gonfler encore le magot de la famille Peugeot et de quelques grands actionnaires.

 

Dans les mois qui viennent, PSA s’apprête donc à fabriquer de nouveaux chômeurs en prenant le prétexte de la crise et de la baisse des ventes.

Il n’y a aucune raison pour les salariés d’accepter de faire les frais de cette crise, alors que PSA est riche à milliards.

Que l’on soit en CDI, intérimaires ou sous-traitants, il nous faudra imposer la répartition du travail entre tous sur tous les sites sans baisse de salaire.