Vendredi 23 mars : Réunion du comité de groupe européen .

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Tract de la CGT PSA Aulnay
14/03/2012

 

Vendredi 23 mars : réunion du Comité de Groupe Européen

Avenue de la Grande Armée

A la demande de la CGT, suite à l'annonce de l'alliance GM-PSA, va se tenir vendredi 23 mars, une réunion extraordinaire du Comité de Groupe Européen au siège parisien de PSA, Avenue de la Grande Armée.

C'est l'occasion pour les salariés de PSA Aulnay de se faire entendre et de revendiquer une nouvelle fois les garanties écrites du maintien de tous les emplois.

 Concernant la production, voilà ce que prévoit l'accord signé entre PSA et GM :

     Chaque constructeur règle de son côté ses problèmes de surcapacité en Europe.

Commentaire CGT : PSA s'occupe de fermer ses usines et Opel les siennes. On sait que pour Aulnay la direction le prévoit pour 2014.

 

  • Utilisation des plates formes produites en  commun pour commercialiser à partir de 2016, 4 modèles de véhicules (2 petits et 2 gros) avec une spécialisation des usines.

Commentaire CGT : Une fois les usines fermées en 2014, c'est le démarrage de la production en commun en 2016. Comme petit modèle, la remplaçante de la C3 est directement concernée. Le projet existe bel et bien. Pour les salariés d’Aulnay, ce nouveau véhicule doit être fabriqué à Aulnay, à partir de 2016 !

 

SevelNord : la réunion tripartite a eu lieu

(Ministère, PSA et syndicats)

 Jeudi dernier, Eric Besson, ministre de l'Industrie a organisé une réunion tripartite (Ministère, PSA et syndicats). Comme quoi, quand ils veulent, ils savent faire.

Lors de cette réunion, PSA a affirmé qu'elle était sur le point de trouver un partenaire et s'est engagée oralement à produire des utilitaires PSA. Cette production serait complétée par la production de véhicules spéciaux (utilitaires transformés en ambulance, pompiers,...). PSA ne s'est pas engagé sur le niveau de production ni sur le devenir des 2 500 salariés de l'usine.

 

Et Aulnay ?

Les déclarations de Varin et de Martin confirment que dans leur accord avec la GM, l'usine d'Aulnay fait partie des usines destinées à être fermées. Denis Martin, directeur industriel : « On pense régler nos problèmes de surcapacités d'ici 18 à 24 mois. Pour des raisons évidentes de calendrier c'est maintenant que ça se pose, ce n'est pas dans 5 ans ».

C’est par notre mobilisation que nous obtiendrons cette réunion tripartite.

 Vendredi 23 mars, aura lieu une réunion du Comité de groupe européen. C'est pour nous l'occasion de revendiquer à nouveau une réunion tripartite avec le Gouvernement, PSA et syndicats pour obtenir des garanties écrites sur le maintien de l'emploi jusqu'à la fin 2016 et que la remplaçante de la C3 (qu'elle soit Opel ou PSA) soit produite à Aulnay.

 Ce rassemblement doit être une étape pour une autre action en direction du gouvernement ou du Président de la République (comme nos camarades de Florange qui vont manifester devant le QG de Sarkozy, jeudi au matin).

 

Nous appelons tous les salariés et tous les syndicats

qui le veulent à participer

à ce rassemblement et

à discuter tous ensemble à l’action suivante.

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Salaire des dirigeants de PSA, ils ne se refusent rien !

 

Comme chaque année, PSA vient de publier la semaine dernière son « document de référence », consultable sur le site internet de PSA :

 http://www.psa-peugeot-citroen.com/fr/psa_espace/info_AMF_e9.php.

On y apprend notamment (page 160 et suivantes) la rémunération des membres de la direction du groupe.

  • Le salaire du PDG Varin avait fait beaucoup de bruit en 2011 : il avait touché 8 907 € par jour, week-end compris.

Pour 2012, il a annoncé qu’il ne toucherait pas de « part variable ».

Mais pas de quoi le mettre dans la misère pour autant : cette année, Varin va encore gagner 3562 € chaque jour !

  • L’ex-directeur financier, St Geours, promu directeur des marques de PSA et toujours président de l’UIMM (la branche Métallurgie au sein du Medef), a plus que doublé son salaire entre 2010 et 2011, passant de 618 000 à 1 263 300 € ! Et il en est de même pour les autres membres du directoire du groupe.
  • Mention spéciale à Grégoire Olivier, le directeur Asie, qui a touché une « prime d’éloignement » de 309 000 € en 2011. Rien à voir avec les primes de mobilité proposées aux salariés qui acceptent une mutation dans un autre site !

Et ce sont ces gens-là qui expliquent à longueur d’interviews dans les médias que le problème n°1 en France, c’est « le coût du travail qui est trop élevé » !

Un discours qui sonne comme une provocation, venant par exemple du PDG qui l’an dernier gagnait 370 € chaque heure, sommeil compris...

 

 

Et la famille Peugeot dans tout ça ?

 

Si les revenus des dirigeants sont assez détaillés dans ce document de référence, il n’en est pas de même pour la fortune de la famille Peugeot. Il y est juste indiqué que :

  • Thierry Peugeot a touché plus d’un-demi million d’euros pour son poste de  président du conseil de Surveillance et sa participation à quelques réunions.
  • D’autres membres de la famille ont touché chacun 40 000 € pour leur participation à 6 réunions en 2011, soit près de 6 700 € par réunion !

Mais  ce n’est là que de l’argent de poche quand on sait que la famille Peugeot s’est partagée plus de 70 millions € de dividendes en 2011, et que sa fortune est estimée à près de 3 milliards €... grâce au travail de 190 000 salariés dans le monde. La famille Peugeot reste toujours la première fortune de Suisse…